4Communément désignée par « intelligence territoriale », l’intelligence économique fait des émules parmi des décideurs locaux, de plus en plus nombreux à rechercher un levier non budgétaire favorisant le développement économique de leur territoire.

Consistant à mettre en œuvre les principes de l’intelligence économique à l’échelle des milieux d’affaires locaux, l’intelligence territoriale est devenue un instrument incontournable de management territorial.

Effectivement,  la maîtrise de l’information stratégique sur un territoire sert de levier à la croissance.

Dans son ouvrage paru en 1993, L’avantage concurrentiel des nations, l’économiste Michaël Porter proposait une conception de la création de valeur fondée sur les ressources territoriales :

Mais l’organisation économique d’un territoire n’est pas qu’un facteur d’attractivité. Pour Ludovic François [1], « le concept d’intelligence territoriale apparaît comme résolument moderne et va au-delà des dynamiques de « clusters » (Ndlr : ou « districts industriels »).

Reprenons l’exemple des pôles de compétitivité. Si l’on se réfère à la définition en trois points qu’en donne le CIADT (Comité Interministériel pour l’Aménagement et le Développement du Territoire) français, on y perçoit clairement le caractère incontournable de la maîtrise de l’information stratégique :

- le pôle est une démarche partenariale. De ce fait, il légitime et encourage le maillage réticulaire de l’environnement industriel local, propice à une gestion collaborative de l’information stratégique (par la mise en place d’une cellule de veille technologique, dans la plupart des cas) ;

- le caractère éminemment innovant de l’activité des pôles, à même de procurer aux entreprises qui s’y trouvent un avantage concurrentiel indiscutable, implique une protection accrue du patrimoine scientifique et technique à l’encontre d’éventuelles convoitises (espionnage économique ou industriel, violations des droits de propriété intellectuelle et contrefaçon…) ;

- La visibilité internationale des pôles, enfin, sous-tend un potentiel de valorisation de leur image. C’est à se stade également que les décideurs locaux jouissent d’un effet de levier considérable en matière d’attractivité, par l’intermédiaire du marketing territorial.

Si l’on cherche à résumer l’intérêt réciproque qu’ont les collectivités territoriales et les entreprises de s’engager dans une démarche d’intelligence économique conjointe, on pourra citer les quelques points suivants.

Du point de vue des territoires, on peut escompter :

- De nombreuses créations d’emplois qualifiés sur site, grâce à une plus grande attractivité du milieu d’affaires promu ;

- Une meilleure adéquation des politiques de développement local à la conjoncture, grâce à la détention d’informations pertinentes sur le contexte industriel et macroéconomique ;

- Une meilleure anticipation des risques socio-économiques, grâce à la connaissance des variables internationales, des stratégies mises en place par les territoires concurrents (fiscalité par exemple), et du « risque systémique » (c’est-à-dire des facteurs susceptibles d’impacter indirectement la pérennité du territoire) ;

- La détection de nouvelles opportunités de création de valeur, par la connaissance des attentes des acteurs internationaux (comme par exemple, en matière d’aménagement du territoire, les nouvelles tendances du tourisme d’affaires) ;

- Une parfaite maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication, en vue de les utiliser à des fins d’influence.

 Au niveau des entreprises, l’intelligence économique procure :

- La détention d’une information sectorielle de pointe, utile à leur positionnement concurrentiel ;

- Une meilleure connaissance des risques de marché, des tendances de la demande, et la découverte d’opportunités d’affaires ou de partenariats technologiques ;

- Une meilleure protection de l’information sensible, de leur savoir-faire, et de leur patrimoine scientifique et technique ;

- Une plus grande maîtrise des nouvelles formes de risque, devenues courantes : risque de réputation et atteintes à l’image, opérations financières hostiles, agressions informatiques, lobbying…

On peut alors conclure ce tour d’horizon de l’intelligence territoriale, en la résumant ainsi : déclinée à l’échelle territoriale, sa finalité est de permettre aux territoires de promouvoir efficacement l’accueil des investissements directs étrangers, tout en soutenant les entreprises locales pour les positionner sur la scène économique internationale. L’ouvrage collectif dirigé par Ludovic François semble d’ailleurs caractériser l’intelligence territoriale comme une politique industrielle en ce qu’elle constitue un levier de l’activité économique, grâce à une démarche articulée autour de l’information stratégique et de l’influence. Notons enfin que l’intelligence économique confère un rapport coût/efficacité très avantageux pour la collectivité, puisqu’elle repose essentiellement sur un travail de surveillance, d’organisation, et de communication.

Fondé sur la démarche de l’intelligence économique, il introduit des dynamiques réticulaires qui intègrent à la fois une circulation fluidifiée de l’information, mais aussi des actions offensives de conquête de marché, dont la finalité est évidemment la compétitivité d’un territoire donné ». Procurer un soutien stratégique à la sphère économique demeure le meilleur moyen de viabiliser, puis de pérenniser l’activité économique régionale, et par conséquent d’y ancrer durablement l’emploi qualifié.

« Même si nous devons penser en termes de concurrence mondiale, les sources de l’avantage concurrentiel des nations se trouvent avant tout au niveau local. Des facteurs universels comme les capitaux, les matières premières et même le savoir sont extrêmement mobiles, et les entreprises peuvent avoir recours à une main d’œuvre bon marché. Ce qui n’est pas mobile, en revanche, c’est la concentration dans une région de savoir-faire, de technologies appliquées, de firmes, de fournisseurs et d’institutions hautement spécialisées et interconnectées, représentant une masse critique suffisante pour pousser à l’innovation et à la réussite ».

 En d’autres termes, l’organisation économique d’un territoire constitue l’un des socles majeurs des politiques d’attractivité territoriale.

 Références :                                 

 Intelligence territoriale : l’intelligence économique appliquée au territoire, sous la direction de Ludovic François, éditions Lavoisier, Décembre 2008

Marc Amand

On entend souvent dire «L’Afrique regorge de potentialités et de ressources naturelles, agricoles, minières et humaines… mais les Africains sont pauvres. »

Comment ce potentiel peut-il être optimisé pour créer de la valeur dans la durée ?

L’absence d’informations pertinentes juste à temps, pour une meilleure prise de décision est le plus gros défi auquel les acteurs du développement sont confrontés.

Comment prendre la bonne décision ? A quel moment ? Sur quelle base ? Cette carence structurelle en infrastructures informationnelles en temps réel devient une véritable épée de Damoclès pour les pays africains avec l’hyper concurrence due à la globalisation des échanges ainsi que les Accords de Partenariat Economiques (APE) à venir.

Cette mutation de l’environnement économique mondial oblige déjà les entreprises et les économies africaines si elles veulent rester dans la course, à être plus flexibles, plus compétitives, plus agressives et plus innovantes.

Ceci passe par la maîtrise de l’environnement : qui sont mes concurrents, mes partenaires, mes prestataires et fournisseurs, quelle est leur solvabilité, qui sont mes clients, quels sont leurs besoins réels, quelle est la règlementation en vigueur dans mon activité, son impact sur mes résultats, suis-je suffisamment protégé des menaces…

Certains pays tels que la Côte d’Ivoire, ont relevé dans leur dans leur Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP), la nécessité  de bénéficier d’informations actualisées sur tous les secteurs de la vie de leur pays, notamment socio-économiques, afin d’élaborer des prospectives judicieuses et se doter d’outils performants dans la conduite du développement.

Au niveau gouvernemental, des institutions telles que le Centre Ivoirien de Communication Gouvernementale (CICG), avec à sa tête, Madame Konan Payne, ont compris toute l’importance de cette démarche et multiplie les initiatives en faveur de la maîtrise de l’information.

Un dispositif national pour soutenir les entreprises dans leur croissance est nécessaire, dispositif qui mutualiserait les synergies du secteur public et privé pour un objectif commun, le développement et la sécurité de l’économie ivoirienne.

Enfin, le cas de l’intégration régionale est à mettre en perspective, car il faudra pour peser, se mettre ensemble. En Afrique de l’Ouest, aujourd’hui, aucun projet dans ce sens n’a été recensé. Du côté de la CEMAC, notre cher ami, Guy Gweth, blogger prolifique, sensibilise toute la zone à l’intelligence économique. Nous l’encourageons et le félicitons pour ce positionnement stratégique.

Marc Amand

La Côte d’Ivoire est en train de s’extirper peu à peu d’une longue torpeur économique, avec la prétention légitime de reprendre sa place de locomotive du développement intégré de la région ouest-africaine. Elle a au moins cinq précieux points à reprendre pour se prévaloir à nouveau des 40% du PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine à son actif, quelque sept années plus tôt, avant que son économie ne tombe au plus bas.

L’économie ivoirienne est, plus que dans sa situation antérieure, gangrenée par la prévarication, la corruption, les détournements fiscaux, la fraude douanière, le trafic de drogue, la cybercriminalité et l’insécurité judiciaire. Un point positif, son taux de croissance n’est plus négatif. Cet indicateur se situait à 2,3% en 2008, selon les autorités économiques et financières du pays.

Toutefois, la relance est handicapée par les scories de la crise intérieure en phase de résorption. En effet, en raison des séquelles des troubles politiques et économiques et de l’effondrement de l’état de droit en Côte d’Ivoire, les conditions de sécurité restent précaires et les normes demeurent exécrables. L’économie ivoirienne est, plus que dans sa situation antérieure, gangrenée par la prévarication, la corruption, les détournements fiscaux, la fraude douanière, le trafic de drogue, la cybercriminalité et l’insécurité judiciaire.

Le Rapport 2008 du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), rendu public ces derniers jours, met le doigt très fortement sur ces pratiques. Le constat-diagnostic du GIABA est révélateur de la profondeur du mal : « Les produits du crime, qui sont maintenant l’objet de blanchiment, proviennent d’activités criminelles régionales comme la contrebande de biens de consommation et de produits agricoles. Il existe des preuves que les fonds provenant du trafic de drogue sont également blanchis dans le pays. Les malheureux troubles politiques qu’a connu le pays ont permis à des Ivoiriens et à des ressortissants d’autres pays de la région de former des gangs qui se livrent à des activités criminelles et au blanchiment de l’argent gagné. […] Les pots de vin et la corruption sont également fréquents avec les agents de l’administration et ceux qui sont chargés de veiller au respect des lois et règlements. Ces pratiques freinent la restauration de la confiance dans le système qui, de son côté, cherche à reconstituer les infrastructures financières qui servaient de base à l’économie ivoirienne il y a quelques années. »

Se fondant sur les informations recueillies auprès du Bureau des investigations financières des services de douane ivoiriens, le GIABA révèle que les entreprises criminelles utilisent les passeurs informels et les organisations formelles de transferts, aux niveaux local et sous-régional, pour blanchir l’argent issu de ces pratiques, en confusion avec les montants transférés par les travailleurs émigrés à leur introduction dans le système bancaire.

Outre les transferts, les entreprises criminelles blanchissent l’argent illicite dans l’immobilier et les produits comme les automobiles d’occasion pour dissimuler leur origine, relève par ailleurs le GIABA, mais sans donner de chiffres. L’institution de surveillance régionale souligne les importants efforts que le gouvernement ivoirien est en train de déployer pour éradiquer ces phénomènes et les progrès qu’il réalise pour rétablir le contrôle sur son secteur financier.

Dans son rapport 2008, le GIABA exhorte d’ailleurs les Etats ouest-africains, tout aussi vulnérables et en prise aux entreprises criminelles, de renforcer la lutte. Les enjeux sont de taille, car, comme mis en évidence tout le long de ce rapport, les crimes financiers et économiques, dont le blanchiment d’argent, sapent gravement le développement durable en provoquant l’érosion du capital social et humain, en menaçant la stabilité sociale et politique, entraînant une hausse artificielle du coût des entreprises, décourageant les investissements et rendant les Etats incapables d’initier ou d’accélérer le développement. Selon Donald Baker, le directeur du think tank américain sur l’intégrité de la finance globale, rencontré à Dakar lors des assemblées annuelles de la BAD, « annuellement, les transactions financières illicites font perdre à l’Afrique entre 35 à 45 milliards de dollars US ».

Des montants faramineux qui auraient dû être plus utilement investis dans le développement du continent.

Source : Les Afriques-Le journal de la finance africaine.

Des maux dont nous connaissons tous l’existence, qui rendent l’environnement des affaires ivoirien détestable à souhait et qui ont besoin pour être endigués, de positions et actions fermes de nos gouvernants.

Marc Amand

Abidjan (Côte d’Ivoire) La 6ème édition du marché des assurances, banques et établissements financiers (MABEF) s’est ouverte mercredi 27 mai 2009 dans la capitale économique ivoirienne autour du thème « la promotion de la bancarisation », a constaté APA sur place.

Ce marché vise à permettre aux assureurs et banquiers de faire connaître leurs produits et accroître leur porte feuille client. Il veut également permettre aux visiteurs d’acquérir des services financiers.

Petites changements pour cette  édition : un mini circuit de télévision, un cybercafé ouvert au public, une connexion Internet Wifi pour chaque stand, au lieu de 3 jours, l’exposition durera 4 jours.

Outre l’exposition, il est prévu huit conférences et panels autour de thèmes majeurs pour les secteurs représentés.

Il s’agit notamment de la problématique du financement des PME-PMI ou encore de l’appui économique de la France à la Côte d’Ivoire en cette période de sortie de crise.

Marc Amand

logo_JNTIC10_75x75Le 10 ème salon des Journées Nationales des Technologies de l’Information et de la Communication (JNTIC) se tiendra au Palais de la Culture d’Abidjan du 19 mai au 22 mai 2009.

Le thème choisi est : « La protection des enfants dans le cyberespace ».

Nous avons souhaité apporté notre contribution en publiant un article sur la lutte contre la pédopornographie en France.

La loi de 2007 sur la prévention de la délinquance avait prévu que désormais les enquêteurs pouvaient participer sous pseudonyme à des échanges électroniques pour constater des infractions notamment liées à la pédophilie ou au trafic de drogue chez les mineurs, sans pouvoir cependant les inciter (la provocation est interdite).

Le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice ont défini par arrêté la liste des officiers de police judiciaires (opj) pouvant agir sous couvert de pseudo sur les réseaux afin de lutter contre ces infractions « sensibles »..

Par principe, ce seront les offices centraux de police judiciaire, à savoir l’office central pour la répression des violences aux personnes, l’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, l’office central pour la répression de la traite des êtres humains, et l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants. S’y ajoutent, le service technique de recherches judiciaires et de documentation de la gendarmerie nationale, les directions régionales et interrégionales de la police judiciaire et les sections de recherches de la gendarmerie nationale.

Les « simples » officiers et agents de police judiciaire jugés aptes, après une formation spécifique, pourront en outre être spécialement habilités par le procureur général près la cour d’appel de Paris après agrément accordé et agrément par leurs supérieurs hiérarchiques.

Le centre national d’analyse des images de pédopornographie

Par ailleurs, l’arrêté institue un centre spécial, le centre national d’analyse des images de pédopornographie (CNAIP), composé de militaires de la gendarmerie nationale et de fonctionnaires actifs de la police nationale. Ce centre aura plusieurs missions, celles de centraliser et conserver les copies des contenus illicites, de les communiquer pour les besoins des investigations des OPJ, mais aussi d’exploiter ces contenus, d’initiative ou à la demande de magistrats ou des OPJ, afin d’identifier par analyse et rapprochement les personnes et les lieux qui y sont représentés. Dès qu’une identification et un rapprochement sont effectués, les résultats sont transmis simultanément à la justice, et à la police.

Autant le dire, ce centre sera l’une des pierres angulaires de la politique de lutte contre la pédopornographie et devrait être intimement lié à la future mise en place du filtrage des sites pédopornographiques qu’on promet avec le projet de loi sur la Sécurité Intérieur (LOPSI 2).

Signalons enfin que depuis quelques mois existe une plate-forme de signalement des contenus illicites qui permet justement de dénoncer des données pédopornographiques en ligne, en quelques clics

Source : Marc Rees PC INPACT.COM

En attendant de s’attaquer aux escroqueries made in Côte d’Ivoire”…J’ai hérité d’une fortune logée dans un compte de la Banque…”

Marc Amand

bniLa Bni, anciennement Caisse autonome d’amortissement (Caa) s’apprête à fêter ses 50 ans d’existence. Occasion pour son PDG de nous éclairer sur le rôle et les missions de cette institution.

Selon son PDG, Monsieur Victor Nembéléssini elle est la seule banque de la place, du point de vue de ses missions, à exercer trois métiers. En ce cens qu’elle est une banque d’affaires, une banque commerciale ou de détails, enfin une banque conseil. Sa priorité aujourd’hui étant de se rapprocher de sa clientèle, dans un rapport de partenariat  constructif.

Avec seulement 3 agences en 2001, d’ici la fin de l’année 2009,  elle aura étendue son réseau à 30 agences. La BNI a injecté  plus de 400 milliards de F cfa dans l’économie ivoirienne depuis 2002, elle est la première banque à aller à Bouaké et Korhogo dans le cadre du redéploiement de l’administration, elle a levée des ressources pour l’Etat lors d’opérations telles que les Emprunts obligataires, elle a appuyé des structures telles que la Sotra et la SIR…

La BNI a su accroître sa crédibilité auprès de ses partenaires aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur.

Source Fraternité Matin

Nous sommes très heureux de constater que les opérateurs économiques ivoiriens élèvent leurs standards au niveau de la concurrence internationale afin non seulement de se développer en interne, mais également de bénéficier d’un rayonnement géostratégique incontestable.

Nous souhaitons un heureux jubilé à « La Banque strictement réservée à tout le monde ». Nous souhaitons surtout que la vision du PDG se matérialise dans les opérations quotidiennes de ses collaborateurs,  en l’occurrence, pour une meilleure prise en compte de la clientèle. Quelle qu’elle soit !

Marc Amand

Georges Pauget, le président de la Fédération bancaire française (FBF) a signé la convention * sur le financement des besoins en fonds propres des entreprises en médiation. Cette convention complète la série de dispositions prises pour soutenir l’activité économique, contribuer à l’emploi et à aider les entreprises. Elle détaille les diverses procédures mises en œuvre à cet égard.

Il s’agit principalement d’orienter l’ensemble des investisseurs privés ou les dispositifs publics – privés, comme France Investissements, pour accompagner les entreprises dans la recherche des capitaux propres, nécessaires pour renforcer la solidité de leur situation financière et ainsi disposer des meilleurs accès pour satisfaire leurs besoins courants de financement . Rappelons que les fonds propres sont essentiels pour le développement des entreprises et le financement de l’innovation.

En signant cette convention, la FBF confirme son soutien aux entreprises. Dans un contexte difficile, les banques françaises continuent à financer les projets des entreprises, notamment des Pme et participent activement au dispositif de la médiation du crédit.

* autres signataires : outre le médiateur du crédit, CDC, Fonds stratégique d’investissement, FFSA, Oseo, Afic, AFG

Source : Eric Vendin

Marc Amand

secretbanquaire1L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) a rendu publique une liste noire des paradis fiscaux non coopératifs.

Quelques heures auparavant, pourtant, ce dossier menaçait de retarder la signature du communiqué final du G20. La Chine en refusait le principe, contestant à l’OCDE, dont elle est n’est pas membre, sa légitimité pour établir cette liste. Paris en faisait un point intangible de la réforme de la régulation. La médiation du président des Etats-Unis, Barack Obama, a permis de débloquer la situation, et d’accoucher d’un accord que les chefs d’Etat et de gouvernement ont qualifié ‘d’historique’.

A la demande du G20, l’OCDE a rangé le monde en trois catégories : les pays ‘blancs’, qui ne posent pas de problème du point de vue de la coopération fiscale internationale ; les Etats ou territoires ‘gris’ qui se sont engagés à faire évoluer leur réglementation conformément aux règles de l’OCDE et doivent mettre en oeuvre leurs promesses ; les Etats non coopératifs, les ‘noirs’ – quatre pays sont sur cette liste ‘de l’enfer’, comme la qualifie l’OCDE (Philippines, Costa Rica, Malaisie et Uruguay). Brunei et le Guatemala, qui auraient dû en être, ont été retirés au dernier moment de la liste après s’être manifestés, jeudi, auprès de l’OCDE, pour affirmer qu’ils adopteraient ses règles !

Dans la zone grise, sur la liste ‘du purgatoire’ se retrouvent 38 pays dont certains se sont engagés à évoluer il y a plusieurs années et d’autres, récemment, comme la Suisse, le Luxembourg, le Liechtenstein, l’Autriche et la Belgique. Ils l’ont fait sous la pression de la France et de l’Allemagne mais aussi du Royaume-Uni et des Etats-Unis, également décidés à remettre la main sur des recettes fiscales manquantes.

MISE AU BAN

Sur la liste blanche, en bonne place à côté des Etats-Unis et de la France, figurent la Russie… et la Chine. Les régions autonomes chinoises de Hongkong et Macao ont été classées dans la grise. Pour les dirigeants du G20, la publication d’une liste de pays gris et noirs doit inciter ces derniers à vite en sortir, comme le montre l’exemple de Brunei et du Guatemala.

Marc Amand

Source : Le Monde

La Tunisie a progressé de 11 points dans le classement établi par le dernier rapport de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ce rapport intitulé “Measuring the information society”, place la Tunisie à la 83ème place pour la période allant de 2002 à 2007, un classement que le document justifie par les progrès réalisés par ce pays en termes d’accès aux TIC  et de développement de compétences, c’est-à-dire la capacité d’utiliser efficacement les technologies de l’information et de la communication, relevant à cet égard le taux d’inscription à l’enseignement supérieur qui est passé de 23% en 2002 à 32% en 2007.

Dans le même temps, le taux de pénétration de la téléphonie mobile a grimpé de 6% en 2002 à 76% en 2007. Cet indice plaçant la Tunisie à la 83ème place sur 154 correspond à 2.73 alors qu’il n’était que de 1.86 en 2002 pour un classement la situant au 94ème rang.

Selon l’UIT, cet indice inclut  11 indicateurs en une seule mesure qui peut être utilisée comme un outil de référence aux niveaux mondial et régional et à l’échelle des pays.

Pour ce qui est des prix, la Tunisie occupe la 53ème position du classement avec un indice de 2.9 au titre de des technologies de l’information et de la communication, 1.1 au titre du téléphone fixe, cet indice le pourcentage par rapport au PIB, alors qu’en ce qui concerne le téléphone mobile, ce taux s’élève à 2.7 pour se situer à 4.8 s’agissant de l’Internet à haut débit.

La Suède en tête.

C’est la Suède qui  figure en  tête du classement des pays les plus avancés en matière de TIC suivie de la République de Corée, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Islande, de la Norvège, du Luxembourg, de la Suisse, de la Finlande, du Royaume Uni et d’autres pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, selon le rapport.

Celui-ci souligne que l’indice de développement de maints pays a notablement évolué durant les cinq dernières années, entre autres le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Chine et le Viet Nam qui ont enregistré une  forte croissance en termes de  téléphonie cellulaire, combinée  à une progression du nombre d’utilisateurs de l’Internet.

Selon le rapport, les pays développés et en développement, bien qu’ils aient augmenté leurs niveaux de plus de 30 pc dans le domaine des TIC au cours de cette période, demeurent encore en retard dans le domaine de l’accès aux TIC et de leur utilisation.

Pour ce qui est de la fracture numérique, l’ampleur du fossé entre pays riches et pays pauvres reste inchangée sur la période  2002 / 2007. L’UIT note qu’en dépit des améliorations importantes dans le monde en développement, l’écart est maintenu en matière des TIC entre les pays nantis et les pays démunis.

Selon l’UIT, les réseaux fixes, la téléphonie mobile et l’internet à haut débit dans les pays en développement demeurent chers au point d’être “prohibitifs” dans beaucoup de cas, ou largement cantonnés au monde des affaires.

Malgré un accès limité aux infrastructures, les pays en développement demeurent les plus importants utilisateurs de téléphones portables.

Quelques 4,1 milliards d’abonnements à un téléphone mobile étaient recensés à travers le monde à la fin 2008 dont deux tiers dans les pays en développement, contre 1,3 milliard d’abonnements à un réseau fixe.

L’index TIC est basé sur 11 critères dont la disponibilité des technologies de l’information et des communications, le nombre de foyers équipés d’un ordinateur ou encore le nombre d’internautes.

Marc Amand 

orangeAvec Orange Money les clients disposeront de toute une gamme de services permettant d’effectuer en toute sécurité des transactions et des opérations courantes de type bancaire  :

· Dépôt et retrait d’argent sur le compte Orange Money jusqu’à 100 000 Fcfa (environ 150 euros) .
· Transfert d’argent de particulier à particulier
· Achat de crédit de communication jusqu’à 10 000 Fcfa, 24h/24h
· Paiement de factures

Ce lancement est le fruit de la collaboration entre BNP Paribas, via sa filiale ivoirienne BICICI en charge de l’émission et de la garantie de la monnaie électronique, et Orange pour la plateforme et le marketing de l’offre. Orange et BNP Paribas contribuent ainsi à l’accélération de la bancarisation en Côte d’Ivoire, facteur indispensable du développement économique et social du pays.

Pour souscrire à ce service, il n’est pas nécessaire d’être titulaire d’un compte bancaire, il suffit simplement d’être client Orange : le compte Orange Money est activé gratuitement et sans dépôt minimum. Orange Money est construit autour d’un dispositif qui garantit l’intégralité des transactions contre les risques de vols et de fraudes et qui respecte intégralement la réglementation en vigueur au sein de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) : toutes les transactions sont garanties pour le client final comme pour l’accepteur.

Orange Money s’appuie pour sa commercialisation sur un réseau d’agents à la fois ruraux et urbains, notamment Orange, BICICI et Belkofinance, qui augmentera au fur et à mesure du temps.

En commentant ce lancement, Marc Rennard, Directeur Exécutif International d’Orange pour la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie, a déclaré : « En lançant Orange Money aujourd’hui en Côte d’Ivoire, nous concrétisons plusieurs mois de travail pour aboutir à une offre qui simplifiera la vie de nos clients en leur donnant la possibilité de réaliser facilement des opérations bancaires à partir de leur mobile, tout simplement et en toute sécurité. Nous sommes très heureux que le premier lancement d’Orange Money ait lieu en Côte d’Ivoire. C’est un événement qui marque le départ d’un déploiement du service à d’autres pays Orange dans les mois qui viennent. »

Pour Amadou Kane, Responsable de la zone Afrique de BNP Paribas « BNP Paribas est très fier d’avoir pu associer son savoir-faire et son image à ceux d’Orange pour concevoir et lancer un moyen innovant de transfert d’argent en Cote d’Ivoire. A travers le lancement de ce service en Cote d’Ivoire, puis, au-delà, dans d’autres pays, BNP Paribas souhaite accompagner la bancarisation progressive de nombreux ménages modestes qui n’ont pas accès aujourd’hui aux services bancaires classiques et jouer, ainsi, un rôle actif dans le développement économique des pays concernés ».

Marc Amand

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